ChatGPT Ads en France : les premiers résultats, un mois après le lancement

Lancé en France le 24 août via les agences, ouvert en libre-service le 31, ChatGPT Ads livre ses premiers chiffres : des clics bien moins chers qu’annoncé, une conversion encore fragile et une mesure à construire. Notre revue des retours publiés, vérifiés à la source.
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Il y a un mois, la publicité entrait dans ChatGPT en France. Depuis, agences, trading desks et annonceurs publient leurs premiers chiffres : dans la presse spécialisée, sur leurs blogs, sur LinkedIn ou dans des fils de discussion sur les sites spécialisés. Nous avons rassemblé ces retours, vérifié chaque chiffre à sa source et écarté ceux qui ne tenaient pas. Plusieurs données présentées sur le web comme « françaises » proviennent en réalité de comptes testés aux États-Unis au printemps.
Le constat, à ce stade : les clics coûtent nettement moins cher que prévu, les taux de clic surprennent parfois, mais la conversion reste le point faible et la mesure est à construire soi-même. Rien d’anormal pour un canal ouvert il y a quatre semaines. C’est ce que nous anticipions dès le 30 juin 2026 dans notre cahier de tendances ChatGPT Ads : une fenêtre rare, à condition d’y entrer avec méthode.
Rappel : un lancement en deux temps
OpenAI a annoncé le 18 août 2026 le déploiement de ChatGPT Ads dans 31 marchés européens, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, six mois après le début de son pilote aux États-Unis. Le calendrier a suivi la logique appliquée depuis février : les grands comptes d’abord, le libre-service ensuite.
| Date | Étape |
|---|---|
| Février 2026 | Début du pilote publicitaire aux États-Unis |
| 18 août 2026 | Annonce du déploiement dans 31 marchés européens |
| 24 août 2026 | Ouverture en France via OpenAI, les agences partenaires et les partenaires technologiques |
| 31 août 2026 | Ads Manager ouvert en libre-service (bêta) dans les 31 marchés |
| 16 septembre 2026 | Agents sponsorisés en test aux États-Unis, intégrations HubSpot et Shopify |
| 23 septembre 2026 | Application ChatGPT Ads pour Shopify ouverte dans les pays éligibles |
Première phase, à partir du 24 août : l’accès passe par l’équipe Ads Solutions d’OpenAI, par les agences partenaires (Publicis, WPP, Omnicom, MediaPlus, Havas, Dentsu, Cosmo5) ou par des partenaires technologiques (Criteo, Equativ, MiQ, StackAdapt). Selon le Journal du Net, le ticket d’entrée côté agences est passé de 80 000 à 40 000 euros, et un test via un partenaire technologique démarre à 5 000 euros.
Seconde phase, depuis le 31 août : l’Ads Manager est ouvert en bêta à tous les annonceurs éligibles des 31 marchés, sur inscription, sans budget minimum imposé. Comme aux États-Unis, les annonces ne s’affichent qu’aux utilisateurs des offres Free et Go ; les abonnements Plus, Pro et Enterprise restent sans publicité.
Les premières campagnes françaises sont parties dès la fin août : Cosmo5 a activé Carrefour, Bouygues Telecom et Cultura, Havas Market a lancé EDF le 26 août, et le trading desk Gamned! a démarré six annonceurs via StackAdapt.

Un canal d’intention, comme le search de Google
Pourquoi ce canal intéresse autant les équipes d'acquisition et plus fortement les équipes SEA ? Parce qu’il capte une demande déjà exprimée, comme Google, et non une attention disponible, comme les réseaux sociaux. OpenAI le dit elle-même dans son annonce européenne : au lieu de saisir quelques mots-clés, l’utilisateur explique ce qu’il veut accomplir, ce qui compte pour lui et les contraintes auxquelles il fait face.
La différence avec Google tient au niveau de détail. Une requête fait trois ou quatre mots. Alors qu'une conversation décrit un projet, un budget, un contexte. L’annonce arrive sous une réponse, souvent après plusieurs échanges, le plus souvent après la troisième ou la quatrième réponse de l’assistant, une fois le besoin précisé. Le ciblage suit la même logique. On n’achète pas des mots-clés, on décrit dans des context hints les situations où l’offre devient utile. Nous avons détaillé ce fonctionnement dans notre template de structure de compte ChatGPT Ads.

Cette parenté avec le search a une conséquence pratique. Les réflexes Google Ads s’appliquent en grande partie : une intention par groupe d’annonces, une page de destination par angle, une nomenclature de suivi stricte. Mais le premier indicateur à regarder n’est pas le coût du clic, et les retours du premier mois le montrent clairement.
Premiers chiffres en France : des clics bien moins chers qu’annoncé
Six retours chiffrés sur des campagnes françaises sont disponibles à ce jour, dont les nôtres. Aucun ne constitue un benchmark : ce sont des tests courts, sur quelques comptes. Ils convergent pourtant sur un point, le prix d’entrée.
| Source | Ce qui a été testé | Chiffres publiés |
|---|---|---|
| Enablers, nos campagnes | Quatre annonceurs e-commerce B2C | CPM moyen de 12 €, CPC moyen de 0,85 € |
| Gamned!, dans Minted (11/09) | Six campagnes, dont recrutement et assurance | CPM de 10 à 12 €, CPC de 1,40 à 2 €, CPC en baisse de 50 % en moyenne en dix jours |
| Kalyvox, dans le Journal du Net (14/09) | Un éditeur SaaS B2B de téléphonie par IA, en France et aux États-Unis | France : 63 330 impressions, 3 060 clics, CTR de 4,83 %, CPC moyen de 0,16 €. États-Unis : CTR de 0,56 %, CPC moyen de 3,33 € |
| Studio en Tête, blog de l’agence (04/09) | Test de quatre jours, du 1er au 4 septembre | 19 204 impressions, 398 clics, 220 € dépensés, CPC moyen de 0,55 € |
| Havas Market pour EDF, dans Open Garden (14/09) | Campagne lancée fin août | Clics à moins d’un euro, coûts jugés très compétitifs face aux autres leviers d’EDF, taux de conversion non communiqué |
| Raphaël Glatz, dans Programmatique Marketing (02/09) | Deux campagnes, une BtC et une BtB, de quelques centaines d’euros par jour au maximum | CPM moyen de 12 € en BtC et 10 € en BtB, CPC moyen de 1 € en BtC et 0,70 € en BtB, CTR de 1,2 % en BtC et 1,5 % en BtB, aucune conversion constatée à date |
Des prix très en dessous des estimations : la documentation commerciale et les observateurs annonçaient des CPM de 15 à 50 euros et des CPC de 2 à 12 euros. Les six campagnes de Gamned! se situent bien en dessous. OpenAI recommande toujours de démarrer entre 3 et 5 dollars par clic, alors que Kalyvox a obtenu de la diffusion, à certaines phases, avec des enchères autour de 0,10 euro.
Un algorithme qui apprend vite : sur un test de 500 euros, Gamned! a vu le CPC baisser de 75 % et le CPM de 33 %, pendant que le taux de clic progressait de 20 %. Studio en Tête obtient un CTR de 2,11 % sur sa meilleure campagne en quatre jours seulement.
L’explication est la même partout : peu d’annonceurs, beaucoup d’inventaire. C’est l’effet « débuts d’AdWords » que décrivait notre cahier de tendances, et il ne durera pas. Chaque nouvel annonceur européen fait monter les enchères.
Le revers : un trafic qui convertit encore peu
Un clic bon marché ne dit rien de sa valeur. Kalyvox, qui affiche le CPC le plus bas, décrit un taux de rebond élevé, des sessions courtes et près de 95 % de trafic mobile lors de son premier test. Sa thèse, que nous partageons : la bataille ne se jouera pas sur le prix du clic, mais sur la capacité à distinguer une curiosité d’une intention d’achat. Une conversation pertinente n’est pas toujours une conversation commerciale.
Les chiffres les plus flatteurs viennent de Criteo, partenaire technologique d’OpenAI : des taux de clic deux à trois fois supérieurs à ceux de formats comparables et plus de 80 % de trafic issu de nouveaux clients, selon The Media Leader. Ce sont les chiffres d’un prestataire qui vend l’accès au canal, sur des cas surtout américains : ils se lisent comme tels.
Pour OpenAI, le démarrage est un succès commercial. L’entreprise revendique un rythme annualisé d’un milliard de dollars de revenus publicitaires, atteint en moins de 200 jours. Digiday rappelle qu’il s’agit d’une projection : le revenu réellement encaissé sur les huit premiers mois de 2026 serait plutôt de l’ordre de 330 millions de dollars.
Ce qui manque encore en Europe
Au-delà des chiffres, la plateforme reste en bêta, avec des limites propres au marché européen. Voici nos conseils pour les anticiper.
- Un ciblage géographique régional : en France, le ciblage s’arrête à la région, sans possibilité de viser une ville. Pour un commerce local, c’est aujourd’hui le principal frein : réservez vos premiers tests à des offres nationales ou régionales.
- Pas d’audiences personnalisées : elles ne sont pas prises en charge pour les campagnes qui visent l’Espace économique européen ou la Suisse. Le ciblage reste contextuel, sans accès à la mémoire ni à l’historique des conversations, et l’outil de création d’audiences s’apparente davantage à une liste d’exclusion qu’à un ciblage. Tout se joue donc sur la qualité de vos context hints.
- Un reporting natif sommaire : la plateforme se limite aux clics, impressions, conversions et coûts, sans graphique agrégé ni visibilité sur les conversations qui ont déclenché l’annonce. Construisez votre propre tableau de bord dès le premier jour.
- Une diffusion par à-coups : une campagne peut enchaîner plusieurs milliers d’impressions en une heure, puis plus rien l’heure suivante, avec une rotation irrégulière entre les annonces d’un même groupe. Jugez une campagne sur plusieurs jours, jamais sur une seule journée.
- Des textes réécrits par l’IA : la personnalisation automatique adapte vos titres et descriptions au contexte de la conversation. Vérifiez ce réglage avant tout lancement si vos messages doivent rester validés à la virgule près.
- Des créations à simplifier : un visuel chargé de texte ou d’une offre devient illisible dans le format ; un logo ou un produit seul fonctionne mieux. Raccourcissez aussi vos titres pour éviter les troncatures selon l’appareil.
- Des choix irréversibles à la création : l’objectif de campagne (vues ou clics, donc CPM ou CPC) et le type de budget (total ou quotidien) ne se modifient plus une fois la campagne créée. Arbitrez-les avant de lancer, sinon il faudra tout recréer.
- Un budget quotidien lissé sur la semaine : le budget quotidien correspond à une moyenne calculée sur sept jours, et une journée peut coûter jusqu’à deux fois le montant fixé. Dimensionnez vos tests en conséquence et surveillez les premiers jours de près.

Ce qu’OpenAI a déjà annoncé pour la suite
Le 16 septembre, OpenAI a présenté une nouvelle série de fonctionnalités. Toutes ne concernent pas encore la France.
- Les agents sponsorisés : après un clic, l’utilisateur peut poursuivre la conversation avec un agent au nom de la marque. Ils sont testés avec quelques annonceurs, aux États-Unis uniquement.
- Le plugin Ads Manager : créer, modifier et analyser ses campagnes en langage naturel, directement dans ChatGPT.
- L’aide à la création : l’Ads Manager suggère textes et visuels à partir de la page de destination et de l’objectif de la campagne ; l’annonceur valide avant publication.
- HubSpot et Shopify : HubSpot devient le premier partenaire CRM (création d’annonces, suivi des performances et des leads depuis HubSpot), Shopify le premier partenaire e-commerce, avec une application ouverte dans les pays éligibles à partir du 23 septembre.
L’intégration HubSpot répond directement à la limite de mesure relevée plus haut : relier une annonce à un lead, puis à une vente, dans l’outil où l’équipe commerciale travaille déjà.
Notre lecture : comment tester ChatGPT Ads sans se tromper
Un mois de recul ne permet pas de conclure sur la rentabilité du canal. Il suffit en revanche à fixer six règles de conduite pour les annonceurs qui veulent se lancer maintenant, pendant que la concurrence est faible.
- Calibrer un budget de test : Havas Market recommande 10 000 à 20 000 euros selon le secteur et le volume de conversations ; via un partenaire technologique, un test démarre à 5 000 euros. En libre-service, un budget plus modeste permet déjà d’observer la diffusion.
- Juger sur la conversion, pas sur le CPC : un clic à 0,16 € qui ne convertit pas coûte plus cher qu’un clic à 2 € qui produit un lead. Fixez l’objectif business avant le lancement.
- Mesurer hors de la plateforme : UTM systématiques, conversions suivies dans votre outil d’analytics, pixel OpenAI et API Conversions branchés. C’est le socle de notre accompagnement tracking et data.
- Structurer par intention : une intention par groupe d’annonces, des context hints qui décrivent des situations plutôt que votre marque, une page de destination par angle. Notre template en français reprend chaque champ du compte.
- Simplifier les créations : un visuel sans texte, un titre court, une description qui complète le titre sans le répéter.
- Vérifier les réglages par défaut : personnalisation automatique des textes, zones géographiques, et accès de vos pages aux robots OAI-AdsBot et OAI-SearchBot.
Un canal à tester maintenant, avec méthode
Le premier mois confirme l’intuition de départ : ChatGPT Ads est un canal d’intention, plus proche du search que du social, et il s’achète aujourd’hui à un prix qu’on ne reverra probablement pas. Il en confirme aussi les limites : une mesure à construire soi-même, un ciblage encore grossier en Europe, une qualité de trafic inégale. Les annonceurs qui prendront de l’avance ne seront pas ceux qui paieront le clic le moins cher, mais ceux qui sauront dire, chiffres à l’appui, quelles conversations produisent du chiffre d’affaires.
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FAQ : ChatGPT Ads en France
ChatGPT Ads est-il disponible en France ?
Oui, ChatGPT Ads est disponible en France depuis le 24 août 2026, et ouvert en libre-service à tous les annonceurs éligibles depuis le 31 août 2026. Le lancement s’est fait en deux temps. Jusqu’à fin août, l’accès passait par l’équipe Ads Solutions d’OpenAI, par des agences partenaires comme Publicis, Havas, Dentsu, Omnicom, WPP, MediaPlus ou Cosmo5, ou par des partenaires technologiques comme Criteo, Equativ, MiQ et StackAdapt. Depuis le 31 août, l’Ads Manager est accessible en bêta dans les 31 marchés européens concernés, sur inscription et sans budget minimum imposé. Les annonces ne s’affichent qu’aux utilisateurs des offres gratuites Free et Go : les abonnés Plus, Pro et Enterprise n’en voient pas. Avant de lancer une campagne, vérifiez que vos pages de destination sont accessibles aux robots d’OpenAI et que votre suivi des conversions est en place, car la plateforme ne fournit qu’un reporting natif sommaire.
Combien coûte un clic sur ChatGPT Ads en France ?
Les premiers annonceurs français paient leurs clics entre quelques centimes et deux euros, bien en dessous des estimations initiales. Sur nos quatre annonceurs e-commerce B2C, le CPM moyen s’établit à 12 € et le CPC moyen à 0,85 €. Le trading desk Gamned! observe des CPC de 1,40 à 2 € et des CPM de 10 à 12 € sur six campagnes, quand les estimations commerciales évoquaient des CPC de 2 à 12 euros et des CPM de 15 à 50 euros. Studio en Tête mesure un CPC moyen de 0,55 € sur quatre jours, et Kalyvox descend à 0,16 € sur un test B2B. OpenAI recommande pourtant de démarrer avec une enchère de 3 à 5 dollars par clic. Ces prix bas tiennent à la faible concurrence d’un canal ouvert depuis quelques semaines : ils monteront à mesure que les annonceurs arrivent. Démarrez donc avec une enchère prudente, observez la diffusion quelques jours, puis ajustez en fonction du coût par conversion plutôt que du seul coût du clic.
Quels résultats donnent les premières campagnes ChatGPT Ads en France ?
Les premières campagnes françaises affichent des clics bon marché et des taux de clic parfois élevés, mais une conversion encore fragile. Sur nos quatre annonceurs e-commerce B2C, le CPM moyen ressort à 12 € et le CPC moyen à 0,85 €. Kalyvox mesure un CTR de 4,83 % en France contre 0,56 % aux États-Unis pour le même produit, avec toutefois un taux de rebond élevé et des sessions courtes. Studio en Tête obtient un CTR de 2,11 % sur sa meilleure campagne, et Programmatique Marketing des CTR de 1,2 % en BtC et 1,5 % en BtB, sans conversion constatée à date. Gamned! relève une baisse du CPC de 50 % en moyenne en dix jours. Havas Market qualifie les coûts d’acquisition d’EDF de très compétitifs sans publier de taux de conversion. Aucun de ces retours ne constitue un benchmark : ce sont des tests courts sur quelques comptes, et OpenAI ne publie pas encore de référence par secteur.
Pourquoi dit-on que ChatGPT Ads est un canal d’intention ?
ChatGPT Ads est un canal d’intention parce que l’annonce répond à un besoin que l’utilisateur a lui-même exprimé dans sa conversation, comme sur le search de Google. Sur les réseaux sociaux, la publicité interrompt un fil pour capter une attention disponible. Dans ChatGPT, l’utilisateur décrit ce qu’il veut accomplir, son contexte et ses contraintes, et l’annonce s’affiche sous la réponse, souvent après plusieurs échanges, le plus souvent après la troisième ou la quatrième réponse. Le ciblage ne repose pas sur des mots-clés mais sur des context hints, qui décrivent les situations où l’offre devient utile. La différence avec Google tient au niveau de détail : une requête fait quelques mots, une conversation décrit un projet entier. Une conversation pertinente n’est pas pour autant toujours commerciale, d’où l’importance de mesurer la conversion.
Quelles sont les limites de ChatGPT Ads en Europe ?
En Europe, ChatGPT Ads fonctionne sans audiences personnalisées, avec un ciblage géographique limité à la région et un reporting natif encore sommaire. Les audiences personnalisées ne sont pas prises en charge pour les campagnes qui visent l’Espace économique européen ou la Suisse, et le ciblage reste contextuel, sans accès à la mémoire ni à l’historique des conversations. Côté géographie, le ciblage s’arrête à la région, sans possibilité de viser une ville, ce qui freine les commerces locaux. Le reporting se limite aux clics, impressions, conversions et coûts, sans indiquer les conversations qui ont déclenché l’annonce, et la diffusion peut arriver par à-coups. L’objectif de campagne et le type de budget ne se modifient plus après la création. Arbitrez ces choix en amont, vérifiez la personnalisation automatique des textes et prévoyez une mesure indépendante avant de lancer, dans vos propres outils d’analytics.
Quel budget prévoir pour tester ChatGPT Ads ?
Pour tester ChatGPT Ads en France, les agences recommandent entre 5 000 et 20 000 euros selon le mode d’accès et le secteur. Havas Market conseille 10 000 à 20 000 euros pour un premier test, à ajuster selon le volume de conversations du secteur. Via un partenaire technologique, un test démarre à 5 000 euros. Le passage par une agence partenaire demandait un ticket d’entrée de 40 000 euros fin août. En libre-service, aucun minimum n’est imposé : Studio en Tête a mené un test de quatre jours pour 220 € et Gamned! un test à 500 euros. Un petit budget suffit pour observer la diffusion et les prix ; il en faut davantage pour juger la conversion, qui demande du volume. Fixez avant le lancement le coût par lead ou par vente qui rendrait le canal rentable, et arrêtez ou poursuivez sur ce critère.
Comment mesurer les résultats d’une campagne ChatGPT Ads ?
Mesurez les résultats d’une campagne ChatGPT Ads dans vos propres outils, en complément du reporting d’OpenAI, car les deux peuvent diverger. Le reporting natif se limite aux clics, impressions, conversions et coûts, et ses chiffres ne correspondent pas toujours à ceux de votre outil d’analytics. Le socle tient en quatre éléments : des UTM systématiques sur toutes les URL de destination, les conversions suivies dans votre outil d’analytics, le pixel OpenAI installé sur le site et l’API Conversions pour remonter les ventes ou les leads qualifiés. Jugez ensuite le canal sur le coût par conversion et sur la qualité des leads, pas sur le CPC ni sur le taux de clic. L’intégration HubSpot annoncée par OpenAI le 16 septembre facilite le suivi jusqu’au lead, puis jusqu’à la vente, pour les équipes commerciales qui utilisent déjà ce CRM.





