
Les agents IA réservent, comparent et bientôt paient à notre place, et la publicité suit, de ChatGPT Ads à TikTok et Google Ads. En face, l'attention humaine devient rare. L'essentiel de la quinzaine en publicité, IA, search et réseaux sociaux.
Quand l'IA agit, l'attention devient rare
Ils réservent, comparent, remplissent des formulaires, et bientôt ils paieront. En quelques semaines, les agents IA sont sortis des démos : Dots chez OpenAI, Muse chez Meta, Instinct dans les conversations de groupe, Claude qui travaille en arrière-plan. La publicité suit le mouvement, de ChatGPT Ads à TikTok, jusqu'à Google Ads qui crée désormais vos promotions tout seul.
Dans cette édition, Enablers décrypte cette bascule et son revers. Plus les agents prennent la main, plus l'attention humaine devient précieuse. Publicité, IA, search et réseaux sociaux : voici ce qu'il faut retenir de ces deux dernières semaines.
Publicité : la pub IA veut des preuves
ChatGPT Ads : plus mesurable, plus visuel… et bientôt nourri par la mémoire
Commençons par ceux qui veulent glisser une pub au milieu de la conversation. Près de huit mois après ses premières publicités, OpenAI muscle sa régie. Annoncé le 5 octobre, un format visuel sera testé fin octobre aux États-Unis : la pub s'affichera pendant les quelques secondes où ChatGPT génère une image, ce petit temps mort où l'on fixait jusqu'ici une barre de chargement.
Elle restera clairement étiquetée et distincte du résultat. Côté mesure, OpenAI s'entoure de Kochava et de neuf autres partenaires pour suivre les conversions au-delà du dernier clic, et lance des pilotes de brand safety avec DoubleVerify et Integral Ad Science. La prochaine étape évoquée est de s'appuyer sur la mémoire de ChatGPT : vous avez parlé randonnée la semaine dernière, votre prochaine conversation sur un voyage pourrait afficher une pub pour du matériel de rando.
Aucun calendrier n'est annoncé. Pour une marque, cela représente trois changements concrets : un nouvel espace visuel, une mesure tierce comparable aux autres canaux et, demain, un ciblage par intérêts. Le volume reste à relativiser, avec environ 2,5 milliards de prompts par jour contre 15 milliards de recherches sur Google. Nos premiers résultats en France et notre cahier de tendances ChatGPT Ads restent les bons points de départ pour tester.

La régie de ChatGPT entre dans l'âge adulte. Elle apprend à rendre des comptes.
Google Ads va créer vos promotions à votre place dès le 12 octobre
Chez Google aussi, l'automatisation avance, mais sans toujours demander la permission. Dans Google Ads, un composant (anciennement extension) est un élément qui enrichit l'annonce : un lien vers une page, un numéro de téléphone, une adresse… ou une promotion, du type « -20 % sur la collection hiver ». Jusqu'ici, l'annonceur créait lui-même ce composant de promotion.
À partir du 12 octobre, Google repérera seul les offres affichées sur votre site et les ajoutera à vos annonces Search et Performance Max. Sont concernées les campagnes qui utilisent des composants de lieu (l'adresse d'un magasin) et qui n'ont pas déjà de promotion manuelle. Le réglage « Automated promotions » est activé par défaut et ne se coupe qu'au niveau du compte, dans les composants automatisés au niveau du compte. Le risque est de voir une offre expirée apparaître dans vos annonces.

Vérifiez vos paramètres avant le 12 octobre, surtout si vos promotions changent souvent.
TikTok passe la pub en mode agentique
Google n'est pas le seul à confier les clés à l'IA. À l'Advertising Week de New York, TikTok a dévoilé une série d'outils publicitaires pilotés par l'IA. Un assistant d'achat répond aux questions sur un produit (taille, livraison, stock), un bouton d'achat direct permet de commander en un clic sans quitter le fil « Pour toi », et un agent qualifie les prospects en échangeant avec eux.
TikTok ouvre aussi aux États-Unis son Ad Network, près de 400 000 applications tierces, et lance des campagnes Search automatisées par Smart+. Selon la plateforme, 54 millions d'Américains ont déjà acheté après une vidéo. Le bouton « acheter » à portée de pouce a de beaux jours devant lui. Rien n'est encore annoncé pour la France.
Après ChatGPT et Google, TikTok place lui aussi un agent entre la marque et l'acheteur.
« Scroller n'est pas regarder » : la TV défend l'attention
Face à ces machines à scroller, la télé contre-attaque. L'ADMTV, qui réunit les groupes audiovisuels mais aussi Netflix, Amazon et Disney, lance sa première campagne institutionnelle, signée par l'agence Australie, avec une formule qui pique : « Une marque forte ne se construit pas là où les gens scrollent, elle se construit là où les gens regardent. » Son argument chiffré : une publicité en environnement premium produirait jusqu'à huit fois plus d'impact et de mémorisation qu'un environnement où l'on scrolle.
Le contexte explique l'offensive. Les investissements TV ont reculé de 500 millions d'euros en deux ans, en partie au profit des plateformes. Le débat dépasse d'ailleurs la télévision, puisque les formats vidéo plein écran de TikTok ou LinkedIn jouent eux aussi la carte de l'attention. Pour un annonceur, la question porte désormais sur la qualité de l'attention qu'il achète, quel que soit l'écran.
IA : les agents passent à l'action
Commerce agentique : l'IA choisit, et paie avec votre accord
Des agents qui achètent de la pub, on passe aux agents qui achètent tout court. Après Muse chez Meta, OpenAI a lancé ses « Dots », des agents qui tournent en continu et se connectent à plus de 4 000 applications (hors Europe pour l'instant). Instinct, agent personnel joignable par message ou par téléphone, passe des commandes pour ses utilisateurs, et s'invite désormais dans les conversations de groupe, même avec des amis qui n'ont pas de compte. Organiser un week-end à dix sans tableur partagé : le rêve.
Claude dispose de son côté d'un navigateur intégré dans lequel on importe ses accès (cookies), site par site, pour qu'il agisse en autonomie. Côté consommateurs, la confiance s'arrête encore à la caisse. Selon la Fevad et KPMG, 31 % des cyberacheteurs français utilisent déjà l'IA générative pour acheter. Selon Visa, seuls 23 % des Américains laisseraient une IA payer à leur place. Demain, c'est peut-être un agent qui lira votre site, comparera vos prix et réservera à la place de votre client. Vos pages devront être claires pour lui autant que pour un humain, et c'est tout le sens de nos formations IA.
Envie de voir un agent IA à l'œuvre ? Testez Instinct, c'est par ici.

Claude, ChatGPT, Copilot : la bataille du bureau est lancée
Les agents ne s'arrêtent pas au shopping : ils s'installent aussi au bureau. Il y a deux semaines, nous évoquions Claude Docs et Claude Slides. Anthropic va plus loin. Depuis le 6 octobre, Claude s'installe dans Google Docs, Sheets et Slides. Il lit le fichier et le modifie sur place depuis une barre latérale. Et chaque changement attend par défaut la validation de l'utilisateur, qui garde le dernier mot. Bonne nouvelle pour les équipes sous Google Workspace, jusqu'ici moins bien servies que celles sous Microsoft 365.
OpenAI répond avec ChatGPT Space, qui remplace la Bibliothèque et réunit documents et Pages collaboratives, avec bientôt un éditeur de slides exportable en PowerPoint et Google Slides (offres Pro, Business et Enterprise). Microsoft, lui, fusionne ses applications Copilot en une seule, avec des crédits facturés à l'usage pour les fonctions agentiques. Satya Nadella le présente comme le « nouveau système d'exploitation pour le travail ».
Les trois géants visent le même objectif : devenir l'espace de travail lui-même.
Modèles, abonnements, milliards : la quinzaine des labos d'IA
Pendant que les agents apprennent à réserver nos vacances, les labos d'IA, eux, ne prennent jamais de congés. Cinq annonces à retenir :
- DevDay d'OpenAI : le 29 septembre, OpenAI a présenté GPT-6.1 Sol, proche de GPT-6 Astra pour un cinquième du coût, une offre Pro à 500 dollars par mois et « Sign in with ChatGPT ». Le modèle GPT-6.1 Astra, lui, a été abandonné avant sa sortie.
- Gemini 4 : Google présente Argon, son modèle haut de gamme, réservé pour l'instant à des partenaires en cybersécurité, sans date de sortie publique.
- Gemini gratuit : depuis le 9 octobre, la version gratuite n'a plus accès qu'au modèle Flash-Lite. Flash passe dans l'offre AI Plus, Pro dans AI Pro et AI Ultra, et Deep Think reste réservé à AI Ultra. L'IA gratuite se paie désormais en fonctionnalités.
- Mistral Large 4 : Mistral dévoile un modèle multimodal et agentique, entraîné sur 3 800 GPU, dont les poids seront publiés en accès libre d'ici fin octobre.
- Le mur de l'investissement : selon les économistes Jared Bernstein et Ryan Cummings, les six hyperscalers ont investi environ 1 200 milliards de dollars dans l'IA depuis 2024, pour 277 milliards de revenus. Pour rentabiliser, il leur faudrait de 520 à 850 milliards de revenus IA dès 2027.
Bref, des modèles plus puissants, des offres gratuites plus maigres et des milliards qui attendent toujours leur retour sur investissement.

Le futur arrive vite, la facture aussi.
Sécurité de l'IA : les signaux d'alerte se multiplient
Pendant que les labos accélèrent, d'autres tirent le frein à main. Le prospectus d'introduction en Bourse d'Anthropic, qui a fuité, révèle 4,6 milliards de dollars de revenus en 2025, une perte d'exploitation de 8 milliards et 518 milliards d'engagements d'infrastructure, pour une valorisation visée autour de 2 000 milliards. Près d'un tiers du document, 80 pages sur 261, détaille les risques, jusqu'au risque existentiel lié à ses propres modèles : rare de lire autant de mises en garde dans un texte censé séduire des investisseurs. À la Maison-Blanche, six dirigeants de l'IA (Google, Meta, Anthropic, Nvidia, OpenAI et Elon Musk) ont signé un accord d'autocontrôle : audits externes et comité indépendant, mais aucune sanction ni échéance. « L'autorégulation ? C'est la recette du désastre », a réagi la sénatrice Elizabeth Warren. En Europe, l'article 55 de l'AI Act impose déjà un reporting aux régulateurs. Enfin, chez OpenAI, David Robinson, qui rédigeait les rapports de sécurité des lancements, démissionne en jugeant la culture de l'entreprise « cassée ».
L'Europe encadre par la loi, les États-Unis misent sur la bonne volonté des acteurs.
Search : votre marque se raconte sans vous
AI Overviews : 83 % des recherches de marque concernées aux États-Unis
Côté search, c'est désormais l'IA qui présente les marques. Taper le nom d'une marque dans Google, c'était l'assurance de tomber sur son site. Plus forcément. Selon Ahrefs, 83 % des requêtes de marque affichaient un AI Overview le 29 septembre aux États-Unis (sur desktop), contre 61 % en moyenne en juillet. Et ce résumé cite d'abord Wikipedia (71,9 %), YouTube (38,6 %) et LinkedIn (22,8 %). En France, où les AI Overviews sont arrivés le 22 juillet, les études compilées par le JDN donnent entre 43,7 % (Sistrix) et 52,6 % (SE Ranking) de requêtes concernées. Le type de requête change tout : 93 % des requêtes informationnelles, en haut de tunnel, déclenchent un résumé, contre 43 % des requêtes locales et 34 % dans le secteur e-commerce, plus proche de l'achat.

Soigner sa page Wikipedia, sa chaîne YouTube et sa page LinkedIn compte désormais autant que son propre site.
Ce que les IA citent… et ne citent plus
Reste à savoir qui l'IA met en avant, et sur ce point, Google et ChatGPT ne lisent pas le web de la même façon. Les AI Overviews s'appuient massivement sur Wikipedia et YouTube, ChatGPT prend le chemin inverse. Selon Peec AI, ses citations de YouTube ont chuté de 91 % depuis août, celles de Facebook de 88 %, de Wikipedia de 78 % et de Forbes de 72 %. Ces sites restent consultés pendant la recherche, mais apparaissent beaucoup moins dans la réponse finale : « Retrieved ≠ Cited », résume l'auteur de l'analyse. Rappelons qu'OpenAI construit son propre index, Labrador. L'analyse ne précise pas le marché étudié. Prudence avant de transposer ces chiffres à la France.
Une certitude toutefois, la visibilité dans les IA se mesure moteur par moteur, et dans la durée.
Trafic IA : Gemini et la Search Console aident enfin à mesurer
Encore faut-il pouvoir mesurer ce trafic venu des IA, et la quinzaine apporte deux bonnes nouvelles. Gemini ajoute désormais des paramètres UTM à certains liens vers les sites, sans annonce officielle. Jusqu'ici, ce trafic tombait souvent en « direct » dans GA4, faute de référent, en particulier sur mobile. ChatGPT utilisait déjà des UTM : le trafic des deux assistants devient plus simple à isoler. Pour bien les exploiter, notre cahier de tendances sur le tracking UTM reste d'actualité. De son côté, la Search Console ajoute un filtre « multimodal » qui mesure le trafic issu des recherches par image (Google Lens, Entourer pour chercher, « Rechercher cette image » dans Chrome). De quoi chiffrer enfin le travail sur les visuels, leurs textes alternatifs et leurs noms de fichiers.
Mesurer le trafic venu des IA devient possible, à condition d'avoir un plan de marquage propre.
Contenus IA : Google serre la vis, les filigranes arrivent
Mesurer, c'est bien. Publier du contenu fiable, c'est mieux, et Google vient de le rappeler fermement. Depuis le 1ᵉʳ octobre, sa documentation juge « critique » la vérification des faits et la relecture humaine de tout contenu généré par IA, y compris pour les balises title, les meta descriptions, les données structurées et les textes alternatifs. Les faux profils d'auteurs, avec photo générée par IA, nom inventé ou diplômes fictifs, sont désormais qualifiés de tromperie.
Ce durcissement coïncide avec la mise à jour anti-spam de septembre, la quatrième de l'année, et plusieurs experts anticipent une mise à jour majeure. Selon l'enquête Ahrefs, 93 % des marketeurs utilisent l'IA pour créer du contenu, mais seuls 2,7 % s'y fient sans relecture. Les filigranes ajoutent une couche : OpenAI va marquer les textes de ChatGPT et Codex en Europe, comme Claude depuis août, pour répondre à l'AI Act.
L'IA écrit vite, mais Google veut voir un humain relire et signer.
Éditeurs contre Google : la justice tranche, Bruxelles insiste
Ces nouvelles règles du jeu, les éditeurs les contestent depuis des mois, avec un succès mitigé. Le procès Penske Media, dont nous parlions en septembre, a connu un tournant. Le 1ᵉʳ octobre, le juge Amit Mehta a rejeté les plaintes de Penske (Rolling Stone, Variety) et de Chegg contre les AI Overviews : « an expectation is not an agreement », écrit-il. Autrement dit, Google n'a jamais promis de trafic à personne. Le coup est rude, alors que le trafic de Google Search vers les éditeurs a chuté de 40,2 % en un an selon Chartbeat. En Europe, le rapport de force est différent. Google conteste devant le Tribunal de l'Union européenne les décisions prises au titre du DMA, qui l'obligent à partager des données de recherche avec des services tiers d'ici janvier 2027 et à modifier Android d'ici l'été 2027.
Aux États-Unis, la justice protège le modèle de Google, en Europe le régulateur continue de le contester.
Réseaux sociaux : protéger les ados, garder l'attention
TikTok limite les ados à deux heures par jour (en Alabama)
Sur les réseaux sociaux, la bataille de l'attention se joue aussi devant les tribunaux. Après Meta et son accord à 17 milliards de dollars fin août, TikTok signe à son tour. Pour solder les poursuites de l'Alabama, la plateforme versera au moins 100 millions de dollars et appliquera de nouvelles règles aux 13-17 ans : application bloquée après deux heures par jour, couvre-feu de minuit à 6 heures, notifications coupées pendant les heures de cours, puis fil non personnalisé et fin des filtres de chirurgie esthétique. Ces mesures entreront en vigueur en 2027. D'autres États poursuivent toujours TikTok. Meta étend aussi ses garde-fous : WhatsApp lance un contrôle parental qui permet de gérer les groupes et Meta AI, sans accès aux messages, qui restent chiffrés. En France, une loi interdit le portable au lycée depuis la rentrée. Vu l'ambiance dans les établissements ces derniers jours, nous éviterons de proposer en plus un plafond de deux heures de TikTok : personne ne veut porter la responsabilité d'un nouveau blocus.
La protection des mineurs passe désormais par les réglages par défaut des applications.
Facebook mise tout sur la vidéo
Protéger les ados, oui, mais les plateformes comptent bien garder leur attention. Facebook teste en Inde et en Indonésie une application qui s'ouvre directement sur les Reels en plein écran, et le fil classique passe dans un onglet secondaire. En Inde, son premier marché avec plus de 400 millions d'utilisateurs, 89 % de la génération Z regardent des Reels chaque jour selon Meta. Meta envisage un test aux États-Unis l'an prochain. Le temps passé suit la même pente en France.
Selon Médiamétrie, 42,7 millions de Français se connectent chaque jour aux réseaux sociaux, pour 1 h 14 en moyenne. Les 15-24 ans y passent 2 h 39 par jour, et 61 % des 11-14 ans les utilisent quotidiennement. Les marques encore fidèles à la belle photo fixe vont devoir s'y adapter.

Même Facebook, le réseau de nos parents, veut que ça bouge.
Créateurs IA : du sketch viral à la cryptomonnaie
Pour capter cette attention, certains n'ont même plus besoin d'humains. Jean Philanthrope, Archibald Brown, Brigitte Macaron : ces personnages générés par IA, reconnaissables à leurs moustaches et leurs tenues improbables, cumulent les vues sur les réseaux. Puis, au pic de leur audience, ils lancent un jeton crypto via le lien de leur bio. Celui de Jean Philanthrope a atteint 12,2 millions de dollars de revenus en une semaine, avant de retomber à 2 millions. Selon l'article, personne ne sait vraiment qui se cache derrière ces comptes.
En 2024, nous parlions de Lil Miquela et d'Anne Kerdi, influenceuses virtuelles au service des marques. Le phénomène a changé de nature : l'influence virtuelle sert désormais aussi des montages spéculatifs. Pour une marque, mieux vaut savoir qui se cache derrière un compte avant de s'y associer, d'autant que l'AI Act impose désormais de signaler les contenus générés par IA.

LinkedIn organise l'influence B2B
À l'opposé de ces comptes fantômes, LinkedIn mise sur des créateurs bien identifiés. Sa Creator Marketplace teste de nouveaux filtres (type de contenu, secteur, fonction, audience, statut Top Voice) pour aider les marques à trouver le bon créateur. Et l'outil Creator Discovery, en bêta, doit être disponible pour tous début 2027.
Pour convaincre, LinkedIn sort la calculette. 63 % des acheteurs B2B se tournent vers des créateurs dès le début de leurs recherches, et les Thought Leader Ads, qui sponsorisent le post d'un dirigeant ou d'un salarié, récoltent 252 % de clics en plus qu'une pub image classique. Des chiffres de la plateforme, à confronter à vos propres campagnes.
Pour les directions marketing B2B, l'influence sur LinkedIn devient un levier média à part entière.
Entre l'algorithme et le refrain : jouer juste, toucher juste
Pendant longtemps, une marque jouait pour une seule salle, un public humain qui écoute d'une oreille, zappe vite et ne retient que les refrains. Elle joue désormais devant deux salles en même temps. Au premier rang se sont installés des agents qui lisent la partition note par note, sans émotion, et ne gardent que ce qui est écrit proprement sur la portée. Derrière eux, le public humain a déjà mille morceaux dans les oreilles et ne se lèvera que pour celui qui le touche.
Tout l'art des prochains mois sera de tenir les deux registres. Une partition assez claire pour que les machines la déchiffrent sans fausse note, et une mélodie assez forte pour que les humains la fredonnent encore le lendemain. Rendez-vous dans deux semaines pour le prochain morceau.
#NoBullshit #Perform #Enjoy





